
Poser des limites sans culpabilité : ce que l'hypnothérapie explore

Cedric Alonso
Hypnothérapie · Paris
Savoir qu'il faut dire non, et ne pas y arriver
Vous avez décidé que, cette fois, vous direz non. Vous répétez la phrase dans votre tête. Puis le moment arrive : la gorge se serre, le cœur s'accélère, et vous entendez votre voix répondre « oui, pas de souci ».
Vient ensuite la culpabilité, parfois accompagnée d'une irritation envers soi-même. Savoir qu'il faut poser des limites ne suffit pas toujours à le faire. Ce décalage n'a rien d'un manque de volonté.
Ce que l'on observe souvent
Chez les personnes que j'accompagne, cette difficulté prend des formes variées :
- une peur de décevoir ou d'être rejeté
- l'impression que dire non revient à être égoïste
- des justifications interminables après un refus
- une fatigue qui s'accumule à force de tout accepter
- des sensations physiques : ventre noué, mâchoire serrée, souffle court
D'où peut venir cette résistance
Nos façons de réagir se construisent tôt. Enfant, on repère ce qui est bien accueilli : être sage, serviable, ne pas déranger. Ces apprentissages peuvent devenir des automatismes qui se déclenchent sans que l'on y réfléchisse.
Les mécanismes précis restent débattus. On observe en revanche que ces réactions apparaissent très vite, souvent avant la réflexion consciente. C'est pourquoi la raison seule semble parfois impuissante face à elles.
Il ne s'agit pas de ne pas savoir poser des limites. Une partie de vous a peut-être appris, il y a longtemps, qu'il valait mieux ne pas le faire.
Comprendre cela peut déjà alléger le regard que l'on porte sur soi. Il y a une logique derrière ce qui vous arrive, même si elle n'est pas encore visible.
Ce que l'hypnothérapie explore, et un exercice à tester
L'hypnothérapie s'appuie sur un état de concentration focalisée et de détente, que beaucoup comparent à l'absorption dans un livre ou dans un trajet familier. Vous restez conscient et vous gardez le contrôle tout au long de la séance.
Dans cet état, certaines personnes trouvent plus facile de s'intéresser à ce qui se passe en elles, sans se juger.
Les pistes que nous pouvons explorer ensemble
- Les croyances qui accompagnent le refus, comme « si je dis non, on ne m'aimera plus »
- Les situations où cette réaction s'est installée, et ce qu'elle cherchait à protéger
- Les émotions et sensations qui surgissent au moment de dire non
- Les ressources que vous avez déjà, par exemple un moment où vous avez réussi à vous affirmer
Je ne promets pas de résultat : chaque parcours est singulier. Le but est de mieux comprendre ce qui se joue, à votre rythme.
Exercice : la pause avant de répondre
Cet exercice simple peut vous aider à créer un espace entre la demande et votre réponse. Il ne remplace pas un accompagnement.
- Asseyez-vous, pieds à plat au sol, le dos soutenu.
- Posez une main sur le ventre.
- Inspirez par le nez pendant 4 secondes, puis expirez doucement par la bouche pendant 6 secondes.
- Répétez 5 cycles, soit environ 50 secondes.
- Observez, sans chercher à les changer, les sensations sous votre main.
- Pensez à une phrase de pause, par exemple : « Je réfléchis et je reviens vers vous. »
Essayez d'abord seul, avant une situation sans enjeu. Certaines personnes remarquent qu'un temps de respiration leur donne un peu plus de marge pour choisir leur réponse. Notez ensuite ce que vous avez ressenti.
Quand consulter ?
Il peut être utile d'en parler à un professionnel si vous vous reconnaissez dans ces situations :
- vous dites oui alors que tout en vous voudrait dire non, de façon répétée
- la culpabilité après un refus dure des heures, voire des jours
- vous évitez certaines personnes ou situations par crainte de devoir vous affirmer
- vous êtes épuisé par ce que vous acceptez au quotidien, au travail ou en famille
- vous avez déjà essayé de « vous raisonner », sans que cela change l'instant de vérité
À mon cabinet à Paris, nous prenons le temps de comprendre votre situation et ce que vous souhaitez changer. L'hypnothérapie est une approche d'accompagnement. Elle ne remplace ni un avis médical ni un suivi psychologique ou psychiatrique lorsqu'ils sont nécessaires.
Si votre souffrance est importante, un médecin ou un psychologue pourra aussi vous orienter. N'hésitez pas à me contacter pour poser vos questions.

